Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 13:58

Résumé des derniers épisodes :

Maxime est toujours en route en direction de l'Inde mais la route se complique car les Chinois, ces salauds de communistes, lui mettent des batons dans les roues.
Maxime arrive sur son petit vélo violet a Dushanbe, après s'être bien casse le cul sur la route du Pamir.
Devant l'ambassade de Chine, il s'est bien mare quand le gardien lui a dit que le consul était en vacances pour deux mois et que l'ambassade ne délivrait pas de visa pour les touristes pendant que Monsieur n'est pas la.
Le petit vélo violet est empaqueté dans un beau carton chinois pas solide : direction Islamabad... en avion.
Maxime oublie son lecteur MP3 avec toutes ses chansons préférées en partant a l'aéroport. Juste après avoir passe le contrôle des douanes qui bien sur n'ont rien vérifie, il y repense et se dit " Merde ça fait chier, je pense vraiment a rien. En Ouzbekistan, j'ai oublie ma lampe frontale, mes lunettes a Biskek, hier, mon bloc-note avec toutes les adresses des gens rencontres en route, et encore ce lecteur. Fait chier, merde, fait chier !!! "
En route pour Islamabad, il fait exprès de s'arrêter a Kaboul, deux jours, juste pour avoir un visa exotique sur son passeport.
Avant de rentrer dans l'avion Kaboul-Islamabad, il est oblige de vider tout son sac de rando qu'il avait bien rempli pour ne pas payer de supplément (des tee-shirts, des slips, caleçons et chaussettes, un duvet, des pulls, des pantalons et cuissards de vélo, des gants de ski, un sac a viande, une veste et encore plein d'autres trucs). Sur l'escalier qui mène a l'avion, ils y a des gens qui se font vider leur autocuiseur pour voire s'il n'y a pas une bombe cachée entre les haricots mais c'est lui qui a le plus gros sac.
Dans l'avion, il y a pas beaucoup de touriste. Il y a quelques occidentaux avec des gros bras et les cheveux bien cours. Il se demande : " Ceux-là, ils voyagent avec Nouvelles Frontières ou avec Black Water ? "
Maxime a trimbale son guide sur le Pakistan depuis la Georgie et devinez quoi... il l'oublie dans l'avion en arrivant a Islamabad. C'est vraiment pas un cadeau...
Maxime est reçu par des amis a son frère et pendant les quelques jours qu'il passe a Islamabad, il découvre l'incroyable accueille réservé aux visiteurs du Pakistan.
Après quelques jours passes dans la capital, il a hate de rejoindre les montagnes et le nord du pays. Il remonte son petit vélo violet qui ne tourne toujours pas bien rond parce qu'il n'a pas réussi a trouve autre chose que du matériel chinois pour sa roue arrière et l'enfourche alors que le Ramadan arrive a sa fin.
Sur la route, il est photographie au moins vingt-cinq milles fois en compagnie de Pakistanais qui célèbrent l'Aid.
Invite dans un mariage au Cachemire, il pénètre clandestinement dans cette région et participe a la célébration largement arrosée de coups de pétards et de fusils a pompe et de billet de 5 Roupies.
Il continue sa route au milieu des cabanons qui ont remplaces les maisons détruites par un gros tremblement de terre en 2005.
Puis au milieu des champs de patates.
Ensuite au milieu des troupeaux qui redescendent vers les vallées pour passer l'hiver.
Après, c'est entre quelques jets de pierre et de bâtons (et c'est pas parce qu'il a pris l'avion que les enfants lui jettent des bâtons dans les roues, comme l'a ecrit Beatrice dans son blog, mais parce qu'ils s'entraînent au cricket tout simplement).

Enfin sur la karakorum Highway dans les gorges de l'Indus.
Sur la route, il se trouve bien petit au milieu de toutes ces montagnes mais il trouve ça bien joli.
Il arrive a Gilgit alors que quelques sunnites et chiites se mettent sur la figure et que la ville est bouclée par les militaires. Comme le dise les gens du coins, il pense : " Don't worry, don't worry, no problem... "
En arrivant a Gilgit, il se dit : "Tient, c'est un joli coin pour faire de la randonne. " Il trouve et part avec son sac a dos et deux compères européens dans la vallée de l'Hunza. Il ne sera pas déçu.



Hopar, le 10 octobre 2009

Il est vingt heure. Je suis bien emmitouflé sous un sac de couvertures et de couettes car il ne fait pas très chaud. Nous avons vu le soleil disparaître derrière les montagnes a 15h30 et depuis, il ne fait plus très chaud. Je suis ici avec Johanes, un allemand qui est en route depuis deux ans entre la Nouvelle-Zelande et l'Europe.
Nous partons demain pour 4 ou 5 jours de randonnées, vers Rush Phari, un lac et un pic d'où nous espérons éventuellement voir la cime du K2.
Hopar est un petit village a 2800 m d'altitude. C'est surtout une vallée ou les gens profite de la proximité d'un glacier pour avoir une source d'eau permanente, qu'ils peuvent facilement canaliser car constante et régulière. Les maisons et les cultures s'étendent tous le long de cette vallée d'une vingtaine de km, qui s'étire jusqu'à la rivière de l'Hunza. Toutes ces vallées et gorges du nord du Pakistan sont des oasis de verdures dans un environnement de rocailles, de pierre, de terre, de sable ou peu de choses poussent naturellement.
A Hopar, c'est en ce moment le temps de la récolte des patates. Tout le monde est au travail dans les champs. Les femmes, les enfants ramassent les pommes de terre, les hommes remplissent les sacs et les chargent sur les camions et tracteurs. Le salaire de l'année est en jeu. Les pommes de terre sont vendues a des marchands qui les vendent ensuite a Islamabad, Lahore, Karachi. Ce sont des dizaines camions remplis a raz-bord qui descendent la karakoram highway vers le sud du pays. Le sac est vendu 3000 roupies (15 euros enviorons pour une centaines de kilos de patates). Un habitant du coin me l'a explique alors que j'étais allé m'acheter une demi-douzaine d'oeufs pour la rando. Comme toujours : " Hello. How are you ? "et après " you go trekking ? Rush Phari ? " Ils connaissent tous le coins et les touristes viennent ici soit pour voir le glacier, soit pour trekker. Puis la conversation continue sur les patates et pendant ce temps, une ribambelle d'enfants me dévisagent les yeux grands ouverts de curiosité.
Le village vit un peu du touristes, surtout de mai a septembre. Après, il fait froid et peu de touristes s'égarent dans cette vallée reculée. Il y a deux hôtels. Celui ou nous sommes a trois petites chambres avec deux lits, trois a quatre cents roupies la chambre (2,5 a 3,5 euros)... c'est moins cher que Chamonix. L'hôtel est au bout du village. Derrière, deux glaciers s'allongent vers des sommets de plus de 7000 m, Mir peak, Diran peak, Spantik peak... link
Pour arriver a Hopar, nous avons attraper un tracteur qui nous a conduit jusqu'en haut de la vallée. Plus bas dans la vallée, des vergers d'abricotiers, de cerisiers, de pommiers, de noyers sont aussi une source de revenu pour les familles du coin. Les abricots sont sèches sur les toits avant d'etre vendus au Pakistan ou exportes. En montant, des groupes de gamins courent après le tracteur, d'autres nous font signent des qu'ils s'aperçoivent que nous ne sommes pas du coin. Le tracteur est un peu le transport public local. Plus nous montons et plus il se remplie ; nous sommes bientôt une dizaine sur le tracteur et dans la benne.
Un peu plus bas, a Ganesh, la route de Hopar et Nagyr rejoint la Karakoram Highway, le seul axe qui relie le sud du pays au nord est et la frontière chinoise. Pakistanais et Chinois travaillent ensemble pour améliore cette route constamment sujette aux éboulements et autres aléas climatiques. Les Chinois conduisent les engins de chantiers et les Pakistanais cassent des blocs de pierre énormes a la masse...
A Ganesh, quelques mosquées sont classees par l'UNESCO au Patrimoine Mondiale de l'humanité.
En remontant par un sentier qui traverse des vergers d'abricotiers en terrasse, on arrive trois cent mètre plus haut a Karimabad, la station touristique de la vallée de l'Hunza.



Le 20 octobre

De retour de randonnée, le 15 octobre, les couleurs avaient changées. Les abricotiers se teintent de couleurs de feux.
J'aurais finalement passe deux semaines autour de Karimabad, partagées entre randonnées et attente du beau temps, visite des villages environnants. Pour qui aime la montagne, c'est un vrai paradis : le calme et la tranquillité, la gentillesse et l'accueil des gens, les sommets tout autour...

Le 17, je reprends la direction d'Islamabad... en bus.
Aujourd'hui, visa indien en poche, je fais étendre mon visa pakistanais et prévois de quitter Islamabad dans deux jours, direction Lahore et l'Inde. Le voyage continue, les rencontres aussi et elles sont nombreuses.
Bien sur, il y a quelques moustiques et quelques coups de kalachnikovs dans certains coins mais il y a surtout des gens formidables. Comme ils le disent, a chaque rencontre avec un étranger, ils essaient de donner le meilleur d'eux-mêmes. Combien de fois ai-je entendu :" You're our guest ! ". Ici, l'invite c'est sacre. On m'a offert le thé. On m'a offert le gîte. On a paye pour le bus dans lequel je venait de monte. On m'a offert des noix de coco. On m'a offert du pain. On m'a invite a partage un repas, un mariage.
On m'a demande pourquoi je venais visiter le Pakistan. On m'a demande pourquoi je voyageais seul. On m'a interroge sur comment vivent les Français, sur ce qu'il pensent du Pakistan. J'en ai profite pour en savoir un peu plus sur leur vie quotidienne, leur vie en famille, sur ce qu'ils pensent de l'avenir de leur pays ou de la relation entre l'Inde et le Pakistan.
Aujourd'hui, les Pakistanais souffrent de ce qui arrive dans leur pays. Personne n'a une idée claire de la réalité. En Afganistan, ce sont les Pakistanais qui foutent la merde (propos entendus sur place) et ici, pour certains, c'est la faute aux Afghans, pour d'autre a l'Inde, au Américains ou au Mossad. Chacun y va de sa petite idée. Ce qu'il en ressort c'est que chacun est désole de cette situation. Au final, le tourisme a pris un sérieux coup dans l'aile alors qu'il etait un des ressorts du développement des zones de montagne. Même certains Pakistanais se disent que certaines régions sont dangereuses alors les étrangers...
Le pays semble empêtré dans un marasme économique et politique que tout le monde condamne sans entrevoir un avenir plus radieux. Tranquillement, on espère... avec l'aide de Dieu.


Bref, tout ces barbus sont des gens formidables, accueillant, souriant, aimables et le nord du pays est magnifique, un vrai paradis.

A sweet country...



Par Maxime G. - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 13:59
Depuis Osh, je prends la route avec Joe. Nous partageons un bout de nos voyages entre Osh et Mourgab, quelques journées de montagnes, de cols et de paysages a couper le souffle. Joe est partie de Biskek et va jusqu'à Dushanbe
21 août, de la frontière a Karakol :
Aujourd'hui, nous nous sommes réveillés dans la neige. Nous avons du dormir entre 3500 et 4000 m. La neige a commence a tombe hier soir et je me suis levé plusieurs fois cette nuit pour secouer ma tente, de peur qu'elle me tombe dessus. La nuit a été fraîche mais bien habille (pantalon, pull, bonnet, chaussettes de ski), on dort mieux que quand il fait trop chaud.

Nous avons passe la frontière kyrgyzes hier soir et avant le col nous séparant du Tadjikistan. La montée au col est boueuse : la neige fond et la piste se transforme en rivière. Je ne fais pas le malin, j'espère juste que la boue ne va pas se transformer en colle (je ne me vois pas pousser le velo jusqu'en haut du col). Finalement, nous arrivons au col après une ou deux heures de montée. A la frontière, trois bungalows se courent après, nous sommes enregistres a trois reprises sans que les douaniers ne voient notre tète !!! Ils portent encore la ceinture etoilee de l'armee rouge, mode ou souci economie ? Le poste frontière est a 4000m d'altitude, ouvert toute l'année, rien autour, le désert.

Passee la frontière, la neige a disparu et la piste est sèche. Après quelques km, nous rejoignons l'asphalte et un couple de cyclos irlandais qui font la route dans l'autre sens. Je ne sais plus ou ils vont, Mongolie, Japon. Il y en a tellement sur cette route que je les mélange. Hier, nous en avons croise 14. Plusieurs couples dont Betty et Jean-Pierre, sacres baroudeurs de 65 ans, déjà rencontres en Turquie, en Georgie.
Ca y est, nous sommes arrives sur le plateau, aride et désertique : des cailloux, du sable, du vent, des collines et des sommets qui nous entourent, la frontière chinoise sur notre gauche, un grillage de 2,50m de haut, une piste qui n'en finira pas pendant quelques trois cent km, quelques cols a plus de 4000, dont un a 4600m.
Notre journée se passe a avancer dans ce désert montagneux. Le vent est avec nous, peu d'effort a fournir. A 14h, nous nous arrêtons près d'un ruisseau pour manger. L'eau est propre, pas besoin de la filtrer. Pain, fruits secs, salami acheter a Osh et conserver precieusement. Apres une petite pause d'une heure, nous passons un col a 4300m sans nous en apercevoir. Puis je pense voir des yourtes au milieu du plateau. C'est le village de karakol qui est encore a une trentaine de km.
Ce village, pour qui a l'image des villages du sahel, c'est ici la même chose a quelques dizaines de degrés de latitude plus élevée. Des petites maisons rectangulaires en terre et au toit plat disposées les unes a cote des autres sans organisation particulière. Les ruelles sont tres larges ; le vent doit y être glaciale en hiver. Il n'y a pas un jardin, pas un coin de verdure... pas une patate ou une carotte ne voudrait pousser a 3900m. Il y a un puit qui a été financé par une ONG. Un four est allume dans un coin du village ; on sent l'odeur du pain qui nous titille les papilles gustatives. Un homme nous accompagne au magasin du village qui,étrangement, n'est pas le long de la route mis tout au fond du bled. Le magasin est finalement plus fourni qu'on ne l'aurait espère ; nous avons même pu acheter des pommes et des poires. Apres nos courses, on part a la recherche de pain car ici, comme dans tous les petits village, personne ne vend de pain puisque tout le monde le fait.
Provisions faites pour deux ou trois jours, nous quittons le village pour nous trouver un coin tranquille pour planter nos tentes. Le vent souffle fort et il ne fait pas très chaud. Nous apercevons un bâtiment que nous supposons être une ruine a l'horizon. Quelques km plus loin, en arrivant a proximité, nous apercevons des gens et nous allons leur demander si nous pouvons nous abriter derrière leur ferme. Ils nous accueillent chez eux, nous offre le thé, le repas et un coin pour poser nos matelas. 
Cinq hommes, dont deux vieillard, une femme et un enfant sont la. Nous comprenons que la ferme est une sorte de ferme collective familiale. L'hiver, le serail est riche 250 moutons et chèvres, quelques vaches et yaks. Pour l'instant, ils sont au jailo, un pâturage a 100 km d'ici pour 5 mois, de mai a octobre. Les gens ne vivent pas ici toute l'année. Deux d'entre eux sont enseignants a Karakol et tous y vivent en temps normal. Pendant quinze jours, ils sont ici pour faire les réserves de fourrage pour l'hiver. Ils fauchent l'herbe des environs mais on se demande vraiment quelle herbe ils peuvent faucher : la seule que nous ayons vue mesure 10 cm de haut et est si diffuse que les prairies sont plutôt couleur terre que vertes. Une terre ingrate et une vie san doute bien difficile. 
Le repas du soir est riche : une soupe avec du mouton, du lait, des macaronis, du thé, des bursaks (petits bouts de pâte frite ressemblant un peu a des bugnes en plus fade), du beurre de yak, du pain. Nous nous endormons avec le soleil et le vent qui siffle dans les recoins de la maison.
Le lendemain matin, ils nous offrent du thé, du pain, du beurre pour déjeuner ; eux ont déjà déjeuné depuis un bon moment, le ramadan vient de commencer. Nous les quittons pour aller nous flâner sur les routes alors qu'eux partent pour leur dur labeur et assurer la survie de leur famille... quelle chance nous avons...
La suite de la route jusqu'à Dushanbe est une succession de quelques cols, de plateaux aussi secs et arides les uns que les autres, de petits villages dénudes, de pistes de perdant dans l'horizon. Parfois quelques yourtes parsèment le paysage. Ici, sur le plateau, la population est kyrgyze, nomade.
Passe le dernier col, je file a 15 km/h en me battant contre le vent vers Khorog. Ici, dans cette vallée, je retrouve la verdure. C'est un grand bol d'air et un grand plaisir de voir des champs, des arbres, des prairies après les 350 km de plateau. Ici, les habitants sont des Pamiris. L'habit change, les maisons ne sont plus les mêmes, la langue n'a plus rien a voir avec le Turc, les faciès changent, les moustaches reviennent a la mode. 
Je suis a Dushanbe depuis samedi dernier. Pas de chance, le consul Chinois étant en vacances pendant deux mois, aucun visa n'est délivre pour les touristes !!! J'ai donc achete un billet d'avion Dushanbe-Kaboul-Islamabad qui va me permettre, d'un saut de puce, de me retrouver a Islamabad en évitant les 500 km afghans séparant le Pakistan du Tadjikistan. J'aurais largement prefere continuer sur mon vélo. Je vais être priver de viande pendant un bon moment pour compenser les émissions de CO2 ; je profiterai du régime indien pour compenser. En Asie central, le regime vegetarien, c'est pas gagne. Je devrais donc arriver au Pakistan dimanche 13 ou lundi 14 septembre.
Par Maxime G. - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 07:57

Après être rester a et autour de Biskek une vingtaine de jours, j'ai craque. Je ne pouvais plus attendre ce visa chinois qui n'arriverait peut-être jamais. Il fallait que je bouge, que j'avance, que j'aille voir ailleurs. J'ai demande un visa tadjik, obtenu en deux jours, pour 50 dollars et une photo et j'ai pris la direction de Osh et du Pamir.

 

 

Quelques faits notoires entre Biskek et Osh :

 

 

Le jour après avoir quitte Biskek, je consulte mes mails dans une petite ville et j'apprends, par Beatrice, qu'il est de nouveau possible d'obtenir un visa chinois !!! Elle l'obtient le 19 août et est maintenant en route vers katmandou. Moi, j'espère en demander un a Dushanbe.

 

 

Au detour d'une piste, je tombe sur Virginie et Fred, des copains a mon frere que j'ai rencontre brièvement quelques jours avant a Biskek. Ils viennent de Song-Kul, un lac magnifique a 3000m d'altitude, et grimpe vers de col que je viens de passer.

 

 

Dans un col, je croise une bonne vingtaine de 4x4 français. Ils sont beaucoup plu prudent et respectueux des cyclistes que les Kyrgyzes qui me mettent le tete pleine de poussieres quand ils me croisent. Quelques uns de ces touristes s'arrêtent, discutent un moment, me proposent une bière que je ne refuse car le col est encore loin. J'en profite pour récupérer un livre ; je suis bientôt a court de lecture et ca m'inquiete. Ils vont jusqu'à Pékin et sont partis de France quelques semaines avant. Parmi eux, une figure de ce petit monde mécanique : René Metge.

 

 

Depuis que je me rapproche d'Osh et du sud du pays, le nuages se font plus rares, la temperature remonte. Les collines se dorent, l'eau est plus rare, les villages aussi. C'est le temps des fenaisons. Ici, très peu de tracteurs, c'est la traction animal qui domine : un cheval avec une barre de coupe. Des montagnes, descendent des camions  Zil et autres Uaz sovietiquesfumant. Ils ont charges de foin a rabort. Ils fauchent les prairies d'altitude puis redescendent le foin vers les villages pour l'hiver. Dans les cols, toujours des jailos avec chevaux, moutons, vaches, parfois un ou deux chameaux !!! L'ete avance et les yourte se remplissent kouroutes (des boulettes qu'ils font avec du yaourt seche). J'en ai vu une avec une bonne vingtaine de sacs de 200 L !!! Ca fait un paquets de kouroutes. Ils vendent tout ca au bazar quand ils redescendent dans la vallee.

 

 

En chemin, deux gros cols, une piste qui n'en finie pas, rocailleuse, caillouteuse, usante pour les muscles et le morale. J'etaisbien parti pour en venir a bout.  A quelques kilomètres du dernier col, ma roue arrière fait un grand boum. Je me dis : merde, mon pneu a explose, comment je vais faire pour retrouver un bon pneu. C'était pas le pneu mais la jante qui a exposée. Je finis la route en taxi jusqu'à Osh.

 

 

A Och, c'est un plaisir de retrouver l'ambiance ouzbek : les bazars pleins de fruits et de légumes, les chaikhanas ou l'on mange les chachliks, les soupes, les mantis... Je passe une bonne partie de mon temps a trouver une solution pour mon vélo. Finalement, la seul option est de tout changer : jante, moyeu, cassette. Ici, pas de jante 32 rayons, uniquement 36 ; prochain voyage, je pars avec de très bonnes roues et 36 rayons.

 

A Osh, la guesthouse est un carrefour pour cyclos, j'y rencontre Joe, un anglais, qui prend la même route que moi, nous faisons la route ensemble pendant une semaine.

Par Maxime G. - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 10:05

Me voila au Kyrgyztan depuis bientôt un mois. Avant d’y arriver, il m’a fallu une petite semaine de vélo pour rejoindre la frontière. 

 



Nous avons quitter Tachkent a quatre. J'étais loger par Igor, un jeune Russe et sa mère, via un site d'hébergement pour les cyclos  : “ warm-showers ”. Nous avions prévu de partir faire un tour dans les montagnes et en sortant de Tachkent, nous trouvons un couple de Français en tandem qui vont au même endroit que nous. Pour la petite histoire, Igor devait les héberger les jours suivant. Heureux hasard. Nous partons donc pour une petite viree a quatre.


En chemin, Olivier et  Elsa nous racontent leur vécu de la fausse élection présidentielle en Iran,  a Teheran,  ou ils étaient les jours précédents et ou un peuple très politise se soulever et être réprime par la violence et le sang. Le couple de tandemistes est partie d'Avignon au mois de mars pour trois ans de voyage. Pour la petite histoire, ils se promene avec des graines et les échanges en cours de route. Ils font un voyage biologique, éditent une petite feuille de chou bio ; vous trouverez plus d'infos sur leur site. Du coup, après nos trois journée de voyage ensemble, j'ai remplace ma popote en alu par une belle gamelle en inox chinois toute brillante.



Apres cela, eux s'en sont retourne a Bichkek avec Igor et moi, j'ai pris la direction du Kyrgyztan que j'ai rejoins en une petite semaine. De la plaine, un col, de la plaine, des journee a 100km de moyenne,
cote jambe, tout va bien. Passe Taschkent, la route s'eleve jusqu'a 2300m pour passer un unique col qui mene dans la vallee du Fergana. Certains dises aue c'est le grenier de l'Asie centrale. Je l'ai trouve plutot desertique avec des km de canaux d'irrigation a l'abandon, des champs qui ressemblent plus a des steppes que des terres arables.



Les habitants de la vallee du Fergana sont tres accueillant. Pas une seule fois je n'ai ouvert ma tente en 5 jours, tous les soirs, j'etais inviter a partager le repas d'une famille
Ouzbeque. J'ai egalement dormi un soir dans une usine de textile. Les echanges sont la plupar du temps tres riches, malgre la barriere de la langue mais le rythme n'est pas vraiment reposant et je suis parfois content de retrouver le calme de ma tente pour pouvoir me reposer plus tranquillement.



Petit coup de frayeur pour passer la frontiere : je me rends a un poste de frontiere de Jalal-Abad au fond de la vallee, j'y arrive a 11h30 du matin et l'on me dit qu'il est ferme !!! Demi-tour sur 70km pour rejoindre le poste de frontiere d'Osh. C'est mon dernier jour de visa et il faut qu 'arrive avant la fermeture de la frontiere.
Finalement, j'y arrive a 17h, la frontiere est toujours ouverte avec une cinquantaine d'Ouzbeks qui attendent  de pouvoir passer. Il fut dire que les procedures ouzbeks sont un peu longues (2 formulaires, passage des bagages au rayon X, controle des photos, de l'argent…). Privilege du touriste : les douaniers le font passer devant tout le monde !!! Cote kyrgyze, c'est plus cool, on tue le temps en jouant au solitaire, pas de fouille, un tampon et c'est bon.



Et me voila donc depuis un petit mois au Kyrgyztan, a peu pres quinze jours pour rejoindre Biskek et quinze jours a attendre un visa Chinois qui s'est transforme aujourd'hui en visa Tadjik !!! Faute de pouvoir obtenir une letter d'invitation d'une agence chinoise, je vais au Tadjikistan car l'ete avance et c'est maintenant qu'il faut en profiter, quand les jours sont long et chauds.  Je pars donc en milieu de semaine pour la Pamir Highway en direction de Duchanbe par le sud du Kyrgyztan.



Resumer le kyrgyztan n'est pas chose facile. Je vais quand meme essayer d'en dire un peu en quelques lignes.
Passer la frontiere, a Osh, la montagne se fit attendre. Je contourne la frontiere ouzbek pour rejoindre la route principale qui rejoins le nord et Bichkek en traversant les Tien Shan et l'Alatau Kyrgyze. Pendant pres de 200km, je reste donc dans la vallee du Fergana ou la population est essentiellement ouzbek. Les chapeau kyrgyzes en feutre pointe quand meme leur nez sur les tetes. Ici aussi, l'accueil est chaleureux et il l'est pour l'instant dans tous les coins que j'ai traverse ici.


Je quitte la vallee du Fergana par les gorges du Naryn (le nom kyrgyze du Syr-Daria). S'ensuit un enchainement de gorges et de barrages. Le Naryn qui draine les eaux des montagnes depuis le centre du Kyrgyztan jusqu'a la frontiere ouzbek est aussi la source de conflits entre les deux pays. L'ouzbekistan utilize le Syr-Daria pour l'irriguation de ses vastes plaines, pour ces champs de coton. Le debit doit etre suffisant en ete. Le Kyrgyztan utilise les eaux du Naryn pour produire le l'electricite et a besoin de garder des reserves pour la production hivernale. Les besoins etant opposes,
les deux pays sont en conflits.



Finalement, après quelques jours de grimpette, deux bonnes touristas et quelques litres de the, j'arrive au premier col a plus de trois mille metres de ma route.  Entre la tourista, la visite d'un jailo (paturages d'ete ou les kyrgyzes montent avec leurs moutons, vaches, chevaux
), une journee de deluge, je mettrai finaement 4 jours pour grimper les 50 derniers km qui me separent du col.



Passe le col, les paturages s'etendent le lomg de la route. Les bergers trouvent directement a ecouler leur production sur place. Les gens s'arretent pour acheter le Kimiz (lait de jument fermente), le suzmeu (yahourt en partie egoute qui ressemble a du fromage banc), les kouroutes (bo
ulettes de yahourt sechees), le miel, le masla (beurrebien jaune, avec un petit gout de rance, qu'ils vendent dans des bouteilles plastiques), la viande d'agneau... C'est un circuit de commercialisation court. Les familles restent environ 4 mois dans les jailos, de mai ou juin a septembre. Ils vivent dans des boizus (la yourte kyrgyze), des tentes ou, plus luxueux, dans d'anciens wagons de train. Chacun confie ses deux ou trois vaches, un ou deux chevaux et quelques moutons aux bergers pour les garder. Pendant que les betes sont dans les jailos, les gens restes dans les vallees s'occupent des travaux des champs (les patates, les fenaisons, tres peu de cereales). A voir les voitures des bergers, ils ne crevent pas tous de faim.



Au Kyrgyztan, la richesse s'exprime en nombre de chevaux, de vaches et de moutons
. Il est dit que le Kyrgyztan est un pays ou le salaire est tres faible (100 ou 200$ par mois) mais notre mode de calcule de la richesse y est difficilement applicable. Les entreprsies ont une double comptabilite. Il y a les chiffres officiels, declares a l'Etat, sur lesquels est base le calcul de l'impot. Et les chiffres officieux, tres differents.  Un salarie est par exemple paye officiellement 100$ et touche en realite 800$, sans compte les avantages qu'ils peut obtenir du fait de sa fonction.  Les fonctionnaires se remunerent diectement aupres des administres : le flic par les PV, les services des mines en vendant des numeros d'immatriculation prises (007 ou 9999...), le prof vend une partie de ses services (cours particuliers, places dans les bonnes ecoles...). Ici, tout le monde se debrouille pour faire un peu ou beaucoup de black. C'est pas tres legal mais completement normal.



Cote epargne, c'est aussi un peu different de chez nous : les Kyrgyzes preferent investir dans la bidoche que dans les actions boursieres. Des qu'on a un peu d'argent, on achete un vache, un mouton que l'on confit a une connaissance a la campagne. Cette vache va faire des petits et le tau d'interet annuel est plus eleve que notre livret A.
Ce n'est pas un reflexe de vieux paysan car meme une fille de 25 ans habitant a Biskek a recourt a l'epargne sur patte.



Dans l'attente de mon eventuelle lettre d'invitation en Chine, je suis alle me promener dans les montagnes au sud de Biskek. Tres pratique : trois heure de velo et on est au milieu des montagnes, on a quitte la chaleur ettoufante de la capitale. La flore y est riche, les chemins sont pleins de fraises des bois, parfois aussi d'immondices laisses par les pique-niqueurs. Les randonneurs ne sont pas tres nombreux. Surtout des Russes, les Kyrgyzes preferant le plov, les chachliks et la peche au bord de la riviere. Hier, j'ai approche le glacier d'Ak-Say, apres, c'est le domaine des aplinistes qui tentent les sommets du coins. Parti la veille de Biskek, j'etais de retour dans la journee.

Je prevois maintenant de partir rapidement en drection du sud et du Tadjikistan, en passant par les pistes et routes defoncees du pays par le lac Song-kul, Osh puis Sary-Tash.

Par Maxime G. - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 10:27
Sebastien, mon frere, et Olivier, un pote a lui, nous ont rejoint pour une dizaine de jours en Georgie. J'avais proposer a Sebastien de faire un petit article pour le blog. Il en a fait un... tout petit. Je l'ai laisse telquel, en VO. C'est pas tout neuf, ca date de fin avril, debut mai. Ca me permet de prendre le temps de visiter le Kyrgyztan sans ne rien raconter...

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Les prochaines lignes de ce récit sont de Sébastien, le frère de Maxime. Je vais parler à la première personne. Maxime m’a parlé de ce projet de voyage l’été dernier et j’ai tout de suite trouvé cette idée fantastique. J’ai moi-même réfléchi à l’idée de me joindre à Maxime, ce qui signifiait laisser le taff et partir sur la route….. mais c’est le projet de Maxime, pas le mien….. donc non, ce sera pour une autre fois… peut-etre, who knows…… Pour situer un peu l’ensemble, Maxime a fait sa 2eme étape du voyage chez Olivier, un pote à moi de Valence, autour du 25 janvier. Et c’est là que nous avons commencé à discuter de l’idée de rejoindre Maxime pour faire un petit bout de chemin avec lui. Initialement, on se disait quelque part en Iran pourquoi pas. Vu que Maxime et Béatrice n’ont pas obtenu le visa iranien, on a réfléchi à une autre destination et pourquoi pas la Géorgie. Option la Géorgie (eventuellement l’Arménie aussi…. à voir), en plus, pas besoin de visa pour la Géorgie, donc pas de démarche supplémentaire. L

Le dimanche 26 avril, nous voilà donc partis en direction de Tbilissi depuis Saint-Exupery via une escale à Istambul. Arrivés à Tbilissi, on a trouvé à 3h du mat’ le lundi, on a réussi à squatter un coin avec Oliv’ le long de de l’aerogare histoire d’etre un peu tranquilles pour dormir un peu…. On pensait etre délogés en moins de deux, vu qu’on était allongés un peu comme des SDF avec nos grands sacs de vélos, devant l’entrée du personnel, et rien de tout ça. Personne ne nous a rien dit. Puis on a pris le bus de 8h pour le centre-ville. Pas très évident les premiers contacts pour demander comment négocier de prendre le bus avec les vélos, trouver de l’argent…. Bref, on y est arrivés, et donc on avait RDV à 9h avec Maxime à la gare centrale des bus. Après un petit quart d’heure, Maxime est arrivé, instant de retrouvailles puis on a trouvé un taxi qui a accepter de charger les vélos sur le toit, et nous a conduit où Maxime restait avec Béatrice, c'est-à-dire chez un couchesurfer autrichien. Là-bas, rencontre avec des allemands, une française, des américains…. Journée à monter les vélos, aller à l’ambassade d’Arménie, aller sur internet, aller au vélodrome, du moins chez « the reparateur de vélos de Tbilissi ». On ne peut même pas dire un atelier, et encore moins un vélodrome….. tellement vieillot…. Première soirée dans un resto sympa de Tbilissi avec un bon groupe de 25 personnes, pas un georgien ! Première découverte pour Olivier et moi-même de la nourriture locale, le vin très moyen comme goût tout de même, plein de plats et très copieux…. Le tout accompagné par un groupe de musique traditionnelle…. Retour tard à l’appart…. la fatigue pour Olivier et moi se faisaient vraiment sentir, une nuit presque blanche la veille avec ces vols de nuit. En gros, dans l’appart, on devait etre 10.

Le lendemain, donc le mardi matin, préparatif : dernier réglage, empaquetage, et départ vers 11h. L’idée étant de partir en direction de l’Arménie. Il nous a bien fallu un moment pour quitter Tbilissi, une grande ville avec beaucoup de bétons à la soviet ! Pas très beau, un peu de trafic routier mais pas énorme non plus. Enfin ,reste qu’il faut faire attention avec ce défilé de lada tout aussi impressionnant, en gros une voiture sur deux…. Le reste des voitures allemandes, réformée en gros que les allemands ne veulent plus : mercedes, volkswagen,…. Donc 4 cyclistes, on nous klaxonne, nous fait signe….. tous aussi bien qu’on est chargés…. Bon Béatrice et Maxime largement plus que nous….. Et donc on continue sur cette nationale en bitume….. de temps en temps une petite ville qui peut-etre une cité de beton ou alors des villes ou chacun a sa maison. Vers 15h, on arrive à Sadarlo où on tombe sur Jean-Pierre et Betty, rencontrés la veille lors du diner, un couple de retraités dont Maxime a déjà parlé. Donc on fait les courses et on reprend la route à 6 cette fois-ci. Sacré groupe, il fait beau, la route est tranquille, la file indienne s’étire. Vers 19h, on cherche un lieu pour bivaquer, c’est un pré qui accueillera nos 4 tentes, un vrai campement. Puis diner et dodo. Avec olivier, on est satisfaits de cette première journée.

Le lendemain, mercredi, pour commencer, rangement des affaires, petit déj, encore des réglages et on décolle, pour continuer la route jusqu’à la frontière armenienne. Quand on arrive, on constate que ça n’a rien à voir des postes frontières de chez nous…. Grande clôture, gardes qui viennent vers nous, c’est vrai que c’est sans doute pas très commun 6 cyclistes avec des sacoches…. Discussion avec les douaniers…. En fait, le deal à faire est que nous passions en Arménie sans que les douaniers n’apposent un tampon sur le passeport de Max et Bea….. ce tampon armenien ou de sortie de la georgie risque d’etre un frein dans l’obtention du vis azeri…. Il y a des conflits entre l’armenie et l’azerbaidjan…. Ce qu’on lut Maxime et Beatrice dans les forums. Les douaniers ne veulent rien savoir, ils apposent un tampon, c’est tout, c’est la loi. Donc on passe en Armenie ou on reste en Georgie ! Jean-Pierre et Betty passent la frontière quant à eux, c’est la suite de leur périple pour eux, ils ont le visa iranien. Nous décidons tous les 4 de rebrousser chemin, un peu déçus, mais c’est moins compromettant pour la suite du périple de Max et Bea. Donc c’est bye-bye à JP et Betty, good luck ! Et nous voilà repartis en sens inverse, on retourne à la ville de Sadarlo, et on fait la pause au café du village, en fait l’ancienne salle de réception de la ville. Les hommes sont éparpillés devant la salle, dans le parc à jouer aux cartes en buvant le chaï, c’est un village d’orginie azeri, donc d’origine turque. Ils nous apprennent à jouer au bakgamon en offrant le thé. En discutant, un des gars, Ruslan, revient avec une bouteille plastique de couleur rouge de 2L, on dirait une bouteille d’alcool à brûler, en fait, à notre grande surprise, c’est de la bière…. Quelle surprise, elle est pas mal. Ils nous emmenent dans un petit resto : les brochettes de viande sont délicieuses, excellent déjeuner de 15h ! Puis il nous propose d’aller voir une cascade, Nous voilà parti dans à 7 dans une lada, nous 4 derrière un peu entassés…. Quelle robustesse, c’est sommaire, mais ça passe dans les chemins, partout… là on ne frime pas, on utilise et on fait avec ce qu’on a…. pas besoin d’un X3, remarque chez nous c’est que de la frime ! La cascade, y’a pas grand-chose à voir, c’est sympa d’etre en pleine nature avec eux et surtout l’excuse est de boire de la bière, ils ont emportés ce qu’il fallait ! Puis retour au village, on leur dit au-revoir et après les courses on reprend la route. On repasse où on avait dormi la veille et on va juste se poser un peu loin, éloignés de la route. Le coin est sympa. Beau bivouac à nouveau dans un champ.

Jeudi matin départ normal, route sans embûches, et vers 15h, en demandant de l’eau, la pluie est plus que menaçante, donc on s’abrite. Finalement, Nana nous invite chez elle après longue discussion avec son frère Soso qui nous avait proposé avant, c’est la prof d’anglais de village. Le fait qu’elle parle anglais nous facilite les échanges. Et en fait chez elle, ils ont en train de célébrer quelque chose, du moins de déjeuner en buvant bien sûr pas mal…. Donc on est conviés à ce sympathique repas…. Distribution de divers plats et surtout toutes les 5 minutes, il faut porter un toast : boire cul sec après avoir trinqué à la patrie, à nos mères….. On danse, on mange, on boit, des amis, de la famille viennent rendre visite, trinquent, jouent de la musique…. C’est du Kusturika, exactement comme dans ses films….. on nous force un peu la main, mais ça va…. On évite les verres… les hommes sont dans un état…. C’est gentil, un accueil vraiment excellent. La nuit arrive, il faut qu’on parte, les hommes deviennent un peu lourds tout de même…. Soso, nous propose un toit pour la nuit, mais on décline tant bien que mal cette invitation, ils nous suivent en voiture, ça en ai même un peu désagréables, impossible de leur faire comprendre, obligés de partir à travers chemins pour les laisser… c’est gentil, mais on sait que si on va chez eux, ça va encore etre l’orgie ! On roule de nuit, Olivier creve et pas évident de trouver un lieu pour bivaquer de nuit, y’a maintenant des cultures de partout, finalement on décide d’aller dans un chemin, il faut qu’on se pose, il est 22h. Max et Seb passent la nuit à la belle, il ne fait pas froid !

Vendredi, samedi, on roule, route, villages traversés, tout se passe pas mal. On trouve une station service, on discute et les gars de station nous paye le café à l’intérieur, dans les vestiaires en fait. C’est une station flambant neuve, et en regardant un peu, on voit une douche, on demande donc douche pour tout le monde, c’est chouette. Ca fait du bien, vraiment du bien. On en profite aussi pour faire de la lessive, et pendant ce temps, gros orage de grele. Heureusement on est à l’abri. Photos avec tout le monde et le station et on reprend la route. Déjeuner dans une auberge dans le village. Et on repart, on commence à découvrir la piste. Belle traversée avec un point de vue panoramique. Toujours des villages traversés avec la campagne, le monde très agricole, les ladas, des chevaux, des cochons qui se promènent. Longue route pour arriver à un village où on fait les courses dans une mini-épicerie sur la place du village. Et finalement, on est invités par la famille de Salomé, une jeune fille de 17 ans qui parle très bien anglais, elle vit dans la maison avec sa mère et sa sœur qui a un petit garçon. On mange les produits locaux, délicieux diner……

Le lendemain matin, dimanche, au lever, brouillard total en sortant, il pleuvine un peu. On commence à partir par la piste, mais c’est la grosse gadoue, donc finalement on fait demi-tour. Bonne journée avec un bon col à monter, du moins on doit remonter de la gorge sur le plateau, 7-8km où chacun monte à son rythme. Séance de photos, discussions avec les villageois, on récupère les adresses… enfin l’adresse internet, c’est pas ça ! On continue pour arriver dans la ville de Tsalka où on dine et en sortant du resto, il fait froid, gris, nuit…. On se dit qu’on dormirait bien à l’interieur, même à l’intérieur du resto….. Finalement, c’est un gars qui nous invite, Maro à venir chez lui….. On accepte, on le suit à travers les rues sombres et pleines de boues, il est complètement ivre. A la maison, on rencontre ses enfants (son fils qui est remplaçant dans l’équipe nationale et ses 2 filles) et sa femme, qui est en fait la serveuse du restaurant. Tout le monde s’active pour nous accueillir, et pas manqué encore un énorme repas nous attend et surtout à boire. Il faut trinquer, boire….. Maro a la main lourde et il nous force la main…… Bon, enfin, c’est tout de même sympa cette soirée, et on a une chambre installée, qu’ils nous ont laissée, où on va passer la nuit tous les 4 ensemble. Bonne nuit très reposante.

Au petit dej’, à nouveau, un coup de jaja….. Maro veut absolument qu’on prenne un peu de georgian whisky. Et sa fille chante en s’accompagnant à la guitare. Photos de tout le groupe avant de partir le matin devant la maison. On repart dans le village à la recherche d’internet, vraiment dur à trouver. Maxime et Béatrice veulent essayer d’obtenir des infos pour leur visa. On cherche, à la banque, à la police….. et on finit finalement par trouver internet à la sous-préfecture dans un bureau au 3eme étage….. Après cette demi-journée passée à bricoler…. On repart et on attaque la piste, un peu boueuse, avec un lac, très beau paysage ! Plusieurs dizaines de km sur la piste avant de trouver un village où on fait les courses, plein de l’eau au puits. Discussion, photos et rigolades avec les mamies du village…. Elles rigolent en me voyant en cuissard, les jambes à l’air, la tenue super sexy !!!!! Il fait un temps gris, mais on décide de monter et on trouve une grande plateforme où on se pose pour la nuit, très beau bivouac où on regarde les étoiles tout en discutant avec des jeunes qui sont venus nous rendre visite. Et la pluie arrive, donc au dodo vite fait bien fait…. just in time pour le diner !!!!! Et là, hécatombe toute la nuit, de la pluie, de la pluie, de la pluie…. Si bien que les tentes finissent par prendre l’eau petit à petit…..

Vers 10h du matin, on décide de se lever et c’est dans la petite chapelle qu’on va rester un bon moment, on squatte ! on en profite pour se restaurer, lire, des jeunes du village viennent jouer au rami avec nous. Finalement, après avoir plié les tentes mouillées, les duvets un peu humides aussi, en début d’aprem, on reprend la route sous un plafond très bas, gris…. Dans la vallée, la rivière a complètement débordé, elle est énorme. On commence à partir vers les sommets et on se rend vite compte que cette journée va etre plus que galère, de la boue et encore de la boue qui nous oblige à pousser, il pleut, bonne grosse galère en perspective. Après discussions et malgré les avis divergents de chacun de nous, on fait demi-tour et on décide de palier pour au plus court, en fait, reprendre un peu la route de la veille, du moins la piste complètement détrempée. On s’arrete à nouveau village, courses, il pleut, on se met à l’abri dans une petite étable. Les locaux viennent discuter avec nous, ce sont des arméniens, oui un village arménien. Ils sont très sympas. La France est très appréciée par les arméniens…. Aznavour….. Finalement, un des gars va nous emmener jusqu’à la ville de Tsalka avec sa Jeep, trop marre de la boue. Un peu galère, mais on arrive à charger tout l’ensemble, les 4 vélos et nous 4 dans la jeep. Une grosse jeep russe qui glisse bien sur les pistes boueuses…. En arrivant à Tsalka , on regarde la carte et finalement, on reprend la route, direction Tbilissi, il fait gris, le brouillard est bien présent, il pleuviote, la route se transforme en piste car il y a des travaux. En fait, il s’agit des aménagements des routes qui vont suivre le pipeline Bakou - Tblissi - Cehan. On se demande où on va s’arreter, déjà trouver une épicerie pour faire le plein de bouffe ! Finalement, on quitte la route, du moins la piste boueuse, on s’avance vers un village, on demande où trouver une épicerie et on en emmene chez des Georgiens qui nous invite à manger et même passer la nuit. Encore une soirée très sympa avec un accueil exceptionnel. Les femmes font la cuisine pendant que vous discutons avec les hommes en regardant la TV. Ils s’intéressent à notre périple. Bonne soirée et nuit tous les 4 dans une grande chambre. Le lendemain matin, on remet ça, copieux petit dej qui est en fait plus un repas, ce qui fait qu’on quitte la maisonnée après le lunch même.

On reprend la route pour Tbilissi, et là miraculeusement, il fait un peu meilleur, une bonne pluie à midi, juste le temps de trouver un abri bus pour y déjeuner au sec ! Et on continue, toujours direction Tbilissi, on est bien à 1500m d’altitude environ, la route est belle avec vue sur les montagnes armeniennes et les montagnes du Caucase, leurs neiges éternelles. Superbe. Dernier bivouac à une quarantaine de km de Tbilissi dans un pré, où il fait vent de ouf, donc frais. Mais c’est chouette.

Et le jeudi, derniere matinée à pédaler en direction de Tbilissi, on se demande en vain quand va commencer la descente, toujours rien et au final, en gros 15km de descente sans fin pour rejoindre la ville, retrouver le couchsurfing….. ensuite nettoyage des vélos et rangements et voilà, la fin est déjà là, une petite après-midi en ville avant le retour vers la France.

Un très beau trip avec un accueil extraordinaire dans ce pays méconnu.


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Par Seb G. - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

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  • : De l'Europe à l'Asie, au détour des routes
  • : Voyage à bicyclette de France vers l'Asie. Tours de roue en Europe du sud, sur la route de la Soie, la Karakoram Highway.
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